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Voilà une rencontre-débat organisée par Cassandre/Horschamp et le Théâtre de la Marionnette le vendredi 4 mai à 16h30 qui s’annonce intéressante:

Subversive par essence, la marionnette a connu à travers les siècles de nombreuses mutations. Quelles sont les formes contemporaines de cette subversion ?

L’événement est d’autant plus excitant qu’il a lieu dans le nouvel espace crée par Jean-Louis Heckel à Pantin: la Nef (20, rue Rouget-de-l’Isle à Pantin Métro Église de Pantin (ligne 5)). www.la-nef.org

Le débat sera animé par Éric Prémel, activiste culturel, en présence de Paul Fournel, auteur, Nicolas Roméas, directeur de Cassandre, Alain Mollot, metteur en scène, Didier Bezace, metteur en scène et directeur du Théâtre de la Commune CDN d’Aubervilliers (sous réserve), et de nombreux marionnettistes.

Pour les passionnés de marionnettes, il y aura deux spectacles avant le débat à 15h : Le procès de Mergorette, de Fabienne Rouby par la Cie Garin Trousseboeuf et Sous-sols, par le Théâtre de La Licorne.

Je ne pourrai pas y être mais j’attends vos impressions…

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En un coup d’œil, voici l’agenda de la semaine de nos lieux préférés à Paris. N’hésitez pas à en rajouter…

La Cartoucherie www.theatre-du-soleil.fr/
The adventures of Alice in Wonderland. (Théâtre de l’Epée de bois)
Mise en scène Pascal Guarise.
lundi 23 avril à 20h30.
Spectacle en anglais surtitré, d’après Lewis Carroll

Les chiens nous dresseront (Théâtre de la Tempête)
Conception et mise en scène Godefroy Ségal.
A 20h30 mardi, merc, vend, samedi. A 19h30 jeudi. A 16h Dim
Du 21 avril au 20 mai.

Barbe-bleue, espoir des femmes de Dea Loher
Mise en scène Véronique Widock.
A 20 h du Mar au Sam. A 16h30 Dim.
Du 20 avril au 20 mai.

Haro sur les gueux ! de Bruno Dalimier
Mise en scène Guillaume Clayssen et Jean-Pierre Dumas.
A 21 h Dim, Lun. Relâche les 22 avril et 6 mai.
Jusqu’au 14 mai.

Chaillot www.theatre-chaillot.fr
La Cage aux Blondes de et par Marie Payen et Aurélia Petit
Mise en scène Zakariya Gouram, Pierre Maillet, Olivia Granville.
A 20h30 du Mar au Samedi. A 15h Dimanche.
Du 25 au 2 juin.

La Colline www.colline.fr
Le Président de Thomas Bernhard
Mise en scène Blandine Savetier.
A 19h30 mar. A 20h30 du Mer au Sam. A 15h30 Dim.
Du 20 avril au 13 mai. Relâche les 1er et 8 mai.

Au but de Thomas Bernhard
Mise en scène Guillaume Lévêque.
A 19h Mar. A 21h du Merc au Sam. A 16h Dim. Relâche les 1er et 8 mai.
Du 18 avril au 17 mai.

Odéon – Atelier Berthier www.theatre-odeon.fr
Thérèse philosophe (roman sur scène)
De Jean-Baptiste de Boryer, Marquis d’Argens
Mise en scène Anatoli Vassiliev.
A 20h Mar, Merc, Sam. A 17h Dim.
Jusqu’au 29 avril.

Rond-Point www.theatredurondpoint.fr
Le Cirque invisible
De et par Victoria Chaplin et Jean-Baptiste Thiérrée.
A 20h30 du Mar au Sam. A 15h Dim. Relâche Dim 22 avril.
Jusqu’au 6 mai.

Les mardis midis des textes libres
« Parle moi de la guerre pour que je t’aime » d’Elie Karam.
Mar 24 avril à 12h30.

« Sale affaire, du sexe et du crime »
De Yolande Moreau
A 19h du Mar au Sam. A 15h30 Dim.
Jusqu’au 28 avril.

Je vous quitte j’ai à faire
De Jean-Damien Barbin et Raphaëlle Misrahi
Mise en scène Jean-Damien Barbin.
A 18h30 Ven, Sam, Dim.
Jusqu’au 29 avril

J’ai tout de Thierry Illouz
Mise en scène Jean-Michel Ribes.
A 21 h du Mar au Sam. A 15h30 Dim.
Jusqu’au 28 avril.

Théâtre de la Bastille www.theatre-bastille.com
Journal d’inquiétude (danse)
Compagnie Trait de Ciel
A 21 h du 23 avril au 5 mai.

Théâtre de la Cité Internationale www.theatredelacite.com
Biennale internationale des arts de la marionnette
Du 25 avril au 6 mai.

Théâtre de la Ville www.theatredelaville-paris.com
Plus ou Moins l’infini
Spectacle conçu par Aurélien Bory.
Mise en scène Phil Soltanoff.
A 20h30 du Mar au Sam. A 15h Dim.
Du 19 au 26 avril.

Au revoir, parapluie

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Pour le premier billet de ce nouveau blog dédié au théâtre et arts visuels contemporains, il fallait un spectacle réjouissant. James Thiérrée crée, avec ce troisième opus, une odyssée onirique vibrante brillamment orchestrée entre cirque, théâtre, danse et musique.

Poète et musicien doté du pouvoir de charmer les bêtes féroces et les objets inanimés, Orphée brave les dieux par amour afin de ramener son épouse du pays des morts. Cette tragédie de la mythologie grecque constitue le point de départ de ce nouveau spectacle du poète James Thiérrée. Au public revient l’agréable tâche de reconstituer la trame narrative ténue de ce conte, composée comme un puzzle de souvenirs.

Mais cette histoire sans parole « d’une histoire (d’une histoire d’une histoire d’une histoire) qui ne se raconte pas… », comme se plaît à la décrire le jeune metteur en scène-comédien, n’est que le prétexte à un voyage dans l’essence même du théâtre. Les personnages s’empêtrent dans un manège gigantesque de cordes volantes, sont emportés par des machines incontrôlables, avalés par des poissons géants ou entravés par des corps capricieux. Et c’est le public qui est pris à témoin de ces drames absurdes. Preuve que le théâtre, monde du possible, représente l’humanité dans ses aspirations.

Une virtuosité scénique au service d’un quotidien sublimé

S’il finit par pleuvoir des étoiles sous un chapiteau géant, l’imaginaire d’Au revoir, parapluie prend sa source dans des tranches de vie quotidienne : enfiler une veste qui tente de s’échapper, écouter son cœur réfugié dans le genou ou s’asseoir sur une chaise déglinguée… Et c’est sans doute là l’immense talent de James Thiérrée. Faire de l’imaginaire le salut de notre condition humaine.

Après La Symphonie du Hanneton, spectacle aux quatre Molières, et La Veillée des Abysses, le virtuose petit-fils de Chaplin signe ici un spectacle un peu moins rythmé que les précédents opus. Mais toujours réussi, au point exact d’équilibre entre les différents arts de la scène. Pour cet épisode, James Thiérrée a rassemblé autour de lui quatre circassiens, danseurs et musiciens aussi polyvalents que talentueux. Viennent s’ajouter une scénographie efficace et des costumes magnifiques signés par Victoria Thiérrée, la mère de James. Un conte réjouissant et troublant.

Spectacle de James Thiérrée avec Kaori Ito, Magnus Jakobsson, Satchie Noro, Maria Sendrow et James Thiérrée. Du 16 au 30 mai au Théâtre de la Ville à Paris.

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